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Soutenance de Guy Dabi Gab Leyba

Publié le 9 octobre 2020 Mis à jour le 14 octobre 2020
Date
Le 16 octobre 2020 De 14:00 à 16:30
Lieu(x)
Pôle Tertiaire - Site La Rotonde - 26 avenue Léon Blum - 63000 Clermont-Ferrand
Salle Pascal - 313

Essais sur l’efficience et la fiscalité pétrolière dans les pays en développement

Composition du jury

Directeur de thèse
Bertrand Laporte, Maître de conférences-HDR, Université Clermont Auvergne


Rapporteurs
Vincent Geronimi, Professeur, Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines

Phu Nguyen Van, Directeur de recherche, CNRS, Université de Strasbourg

Suffragants 
Martine Audibert, Directrice de recherche émérite, CNRS, Université Clermont Auvergne
Michaël Goujon, Maître de conférences-HDR, Université Clermont Auvergne
Carine Milcent, Chargée de Recherche, CNRS, Professeur associé au Paris School of Economics

Résumé

L’objectif de cette thèse est de mettre en évidence les déterminants de l’efficience des politiques publiques dans les pays en développement. Les résultats relèvent que les pays dotés de ressources naturelles et en situation de fragilité ont tendance à avoir des dépenses publiques d’éducation primaires moins efficientes. Les résultats révèlent aussi que l’accroissement de la part des dépenses de santé dans les dépenses totales des ménages, du taux d’incidence de la pauvreté, du taux d’alphabétisation et la localisation en zone considérée comme austère réduisent l’efficience des structures de santé. A l’inverse, la hausse du taux d’incidence du paludisme, du taux de prévalence de la malnutrition améliorent l’efficience des structures de santé. S’agissant de l’efficience des établissements de crédits, les résultats mettent en exergue une amélioration du score d’efficience sur la période 2000-2015 en dépit du fait qu’en moyenne, l’efficience des banques de la zone CEMAC se situe autour de 33 %. Les estimations montrent aussi qu’une taille importante et une forte liquidité améliorent l’efficience technique des établissements de crédits tandis qu’un accroissement du risque bancaire la réduit. Enfin, l’évaluation des régimes fiscaux pétroliers en application au Tchad révèle que les contrats de partage de production permettent à l’Etat de capter une part plus importante de la rente pétrolière comparativement aux contrats basés sur le système de concession. En outre, les contrats basés sur le partage de production présentent la caractéristique d’être progressif. Ces résultats ont des implications en matière de politique économiques. Ainsi, les pays en développement devraient en priorité améliorer la qualité des dépenses sociales en promouvant la transparence et la bonne gouvernance dans la mise en oeuvre des projets de développement et politiques publiques. En particulier, dans le secteur de la santé, il est urgent d’améliorer la qualité du personnel de santé et une meilleure programmation des dépenses de fonctionnement visant à rendre les infrastructures de santé opérationnelles.

Ensuite, pour accroitre la rentabilité des banques dans les pays de la zone CEMAC, il conviendrait de diversifier les structures bénéficiaires des crédits et mettre en oeuvre des réformes visant à améliorer le climat des affaires. Enfin, le Gouvernement tchadien devrait réactiver une politique contra-cyclique en vue de se prémunir des fluctuations des recettes pétrolières.

Mots-clés

Éducation, santé, dépenses publiques, efficience, ressources naturelles, Order m, SFA, modèle de flux de trésorerie ; contrat de concession, contrat de partage de production.