Publié le 11 août 2026 Mis à jour le 11 août 2026

Série d'été. Habibou Ibrahim Kassoum au service des politiques publiques destinées aux populations vulnérables


Habibou Ibrahim Kassoum est doctorant en sciences économiques au sein de notre laboratoire. Microéconomiste, il s'intéresse principalement aux politiques publiques destinées aux plus vulnérables. Il répond à nos questions sur son expérience récente au sein de la Banque mondiale. Il a été sélectionné parmi de nombreux candidats dans le cadre du programme étudiant-chercheur de la Banque Mondiale.

Est-ce que tu peux revenir sur ton parcours universitaire ?

Ma thèse est supervisée par Pascale Phélinas et Jordan Loper et elle s'intéresse aux questions de pauvreté, de sous-nutrition et, plus généralement, de protection sociale dans les pays fragiles ou en conflit. J'ai choisi le CERDI, je m'enrichis professionnellement et humainement. La petite taille du laboratoire est un atout, je peux échanger avec toutes et tous, les gens savent se rendre disponible.

Avant de rejoindre le CERDI pour mon doctorat, j'ai suivi une formation d'ingénieur statisticien à l'ENSAE-Dakar, puis j'ai obtenu un diplôme d'ingénieur en data science et en économie appliquée à l'ENSAI-Rennes ainsi qu'un master de recherche en économie à l'AMSE. J'ai également validé le MicroMasters DEDP, une certification du MIT pour développer mes compétences en analyse des données, en économie et en politique du développement, une formation conçue notamment par les prix Nobel Esther Duflo et Abhijit Banerjee.

Que faisais-tu pendant ton séjour à la Banque mondiale ?

J'ai été très heureux d'être sélectionné pour ce programme cette année, d'autant plus que j'avais déjà effectué un stage au sein du service que j'ai rejoint : l'équipe Pauvreté et Équité de la région Afrique de l'Est et australe. J'ai eu la chance de travailler aux côtés de Lina Cardona Sosa, Kristina Vaughan et Mohamed Boly, ainsi que, plus largement, de toute l'équipe, dans un environnement stimulant et collaboratif.

L'année dernière, j'ai passé plusieurs mois au sein de l'Africa Gender Innovation Lab pour travailler avec Julia Vaillant et Kelsey Wright. J'ai participé à l'évaluation d'un programme de protection sociale contre les violences conjugales. J'ai d'ailleurs rédigé un article de recherche sur ce sujet que j'ai eu l'occasion de présenter devant l'équipe.

Cette année, j'ai continué à travailler sur des questions similaires en vue de la parution du rapport d'évaluation sur la pauvreté et l'égalité du Malawi. J'ai aussi contribué à l'analyse des conditions de vie des réfugiés en Ouganda, ainsi qu'à la mise à jour de la ligne de pauvreté nationale du Malawi. Ce travail fournit aux décideurs des informations essentielles et exactes qui leur permettront d'ajuster les politiques publiques.

C'est quoi la suite ?

À la rentrée, j'occuperai un poste d'ATER à l'École d'économie de l'UCA. J'aimerais finaliser et soutenir ma thèse début 2027. Je suis très content d'avoir choisi de faire ma thèse au CERDI. On peut échanger avec tous les membres de l'équipe et les chercheurs savent se rendre disponibles et nous faire des retours sur notre travail.

J'ai eu la chance de travailler consultant auprès de plusieurs institutions. Cela m'a permis de développer mes compétences en recherche appliquée. J'ai acquis une bonne connaissance des questions de bien-être des individus et des techniques de microsimulation, c'est-à-dire qu'on modifie des éléments d'une politique et qu'on observe les résultats. C'est une méthode utile pour tester des politiques et en évaluer l'impact. Je souhaite poursuivre ma carrière dans ce domaine, qui s'appuie sur des données rigoureuses pour définir des politiques de réduction de la pauvreté plus efficaces.

Envie d'en savoir plus : Visiter le site d'Ibrahim Kassoum Habibou.