Bertrand Laporte, Professeur des universités, CERDI/UCA-CNRS-IRD, Directeur de thèse Émilie Caldeira, Maîtresse de conférences, CERDI/UCA-CNRS-IRD, Co-encadrante de thèse Grégoire Rota-Graziosi, Professeur des universités, CERDI/UCA-CNRS-IRD, Examinateur
Michael Keen, Chercheur Associé, Tokyo College, Examinateur Francesca Marchetta, Maîtresse de conférences, CERDI/UCA-CNRS-IRD, Examinatrice
Anabela Santos, Chercheuse Associée, ULB-TIMES, Examinatrice
Pierre-Guillaume Meon, Professeur des universités, ULB-DULBEA, Rapporteur
Martial Foucault, Professeur des universités, Sciences Po (CEVIPOF), Rapporteur
Résumé
Cette thèse analyse l'intersection entre le fédéralisme, les dynamiques de conflit et les inégalités de genre dans le contexte indien. Elle se compose de deux parties majeures. La première examine comment l'autonomie fiscale et administrative influence l'intensité des conflits et le statut des femmes. Les résultats montrent que si l'autonomie réduit certains types de violences (sécessionnistes ou liées aux ressources), elle peut aussi exposer les femmes à des politiques plus conservatrices si leur influence politique reste limitée. La seconde partie évalue l'efficacité de la budgétisation sensible au genre (BSG). L'étude démontre que les États ayant adopté la BSG réallouent davantage de ressources vers des secteurs clés comme l'éducation et les infrastructures, tout en améliorant l'efficacité des dépenses de santé. Au niveau microéconomique, ces réformes se traduisent par une meilleure autonomie des femmes, une réduction de la tolérance envers les violences domestiques et un accès accru à l'assurance santé.
Mots-clés
Décentralisation, efficience, transparence, politique budgétaire, conflits, égalité de genre.