Vous êtes ici : AccueilActualités

La fin de la mondialisation ?

Publié le 2 mai 2019 Mis à jour le 9 mai 2019
Date
Le 23 mai 2019 De 15:00 à 17:00
Lieu(x)
Ecole de droit, 41 boulevard François Mitterrand Clermont-Ferrand
Amphithéâtre Chabrol

Conférence doctorale

Bio

Xavier Debrun
Actuellement en congé du Fonds Monétaire International (Département des Etudes), Xavier Debrun s’intéresse aux questions liées à la coordination des politiques économiques, la désirabilité et le fonctionnement des unions monétaires, ainsi qu’aux aspects macroéconomiques des finances publiques, notamment le rôle stabilisateur de la politique budgétaire, la coordination monétaire-budgétaire et la gouvernance (règles, institutions indépendantes, système de gestion des finances publiques). Après l’obtention d’un Doctorat en Economie Internationale de l’Institut Universitaire de Genève (IUHEID) en 1999, il rejoint le FMI, travaillant principalement aux Départements des Etudes et des Finances Publiques. En 2006–07, il est Visiting Fellow à l’Institut Bruegel à Bruxelles et Professeur invité à l’IUHEID de Genève. Ses travaux ont été publiés dans les rapports phares du FMI (World Economic Outlook et Fiscal Monitor) ainsi que de nombreux ouvrages collectifs et revues professionnelles.

 

Résumé

Cet exposé passe en revue les principaux effets économiques de la mondialisation et s’interroge sur les raisons possibles de son rejet par une part croissante de la population et de la classe politique, comme en atteste le succès des thèses populistes. Bien que les effets indésirables de l’ouverture des économies nationales aux flux commerciaux et financiers aient été connus depuis toujours, les gouvernements sont coupables d’un triple échec: (1) une prise en compte très partielle des réels arbitrages politiques qu’implique la mondialisation (notamment entre efficacité et équité), (2) une confusion entre différentes causes aux effets similaires (mondialisation, digitalisation, transition démographique), et (3) une réticence à accepter la nécessaire coopération internationale qu’exige la disparition des frontières économiques. Ainsi la mondialisation—assimilée à toutes les formes possibles d’ouverture des frontières—est-elle devenue un bouc émissaire facile pour une série de maux certes bien réels mais aux causes infiniment plus complexes. Des pistes sont proposées pour remédier à ce triple échec et éviter l’option coûteuse d’un retour aux barrières économiques.